Publié le 20 octobre 2026

Optimiser son espace de stockage industriel, c'est aussi un acte RSE : moins construire, moins consommer

Publié le 20 octobre 2026 • Par Clément Lesage • 10 min de lecture

Les entreprises rencontrent de plus en plus de difficultés à s’étendre lorsque leur activité évolue. Contraintes de place, enjeux réglementaires (permis de construire, loi ZAN, PLUi…), coûts de construction, mais aussi prise de conscience des enjeux environnementaux (artificialisation des sols, risques climatiques…) et sociaux (accessibilité, oppositions locales…) : autant de facteurs qui conduisent à envisager d’autres manières de se développer. Intégrer des rayonnages ou installer une mezzanine industrielle dans un bâtiment existant permet de valoriser son volume, et non plus seulement ses m².

CHIFFRES CLÉS

275 à 825 kg d’équivalent CO₂ par m² sont émis pour construire un bâtiment industriel, selon le matériau (ADEME).
60 à 90 % de l’impact carbone d’un bâtiment neuf provient de sa phase de construction (ministère de la Transition écologique).
Doubler la capacité de stockage d’un bâtiment grâce à des aménagements intérieurs permet de réduire d’au moins 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) par m² de stockage (retour d’expérience ManOrga).

Construire ou optimiser son espace : quel impact sur le bilan carbone ?

Bâtiment neuf : un impact carbone important dès sa construction

Lorsqu’une entreprise se lance dans la construction d’un bâtiment neuf, la majeure partie de son impact carbone est générée avant même sa mise en service. La fabrication, le transport des matériaux et leur mise en œuvre ont un impact direct sur les émissions liées au bâtiment.

Selon le ministère de la Transition écologique, la phase de construction représente 60 à 90 % de l’impact carbone total d’un bâtiment neuf, en grande partie à cause des matériaux utilisés, notamment le béton. Plus un bâtiment consomme peu d’énergie une fois en service, plus sa construction pèse dans son bilan carbone. D’après l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), chaque m² de bâtiment industriel construit émet environ 275 kg d’équivalent CO₂ lorsque sa structure est en acier, et jusqu’à 825 kg lorsqu’elle est en béton : le béton est ainsi trois fois plus émetteur que l’acier, à capacité mécanique équivalente.

Note : on mesure la pression qu’exerce une activité sur le climat en kg d’équivalent CO₂ (kg CO₂e). Cette unité agrège sous une même valeur l’effet de l’ensemble des gaz à effet de serre référencés (dioxyde de carbone, méthane, etc.).

Optimiser les volumes existants : un puissant levier de réduction des impacts climatiques

Plutôt que d’agrandir son bâtiment, exploiter la hauteur disponible permet d’augmenter sa capacité de stockage tout en utilisant une structure déjà existante, et donc de réduire l’incidence environnementale du bâtiment grâce à des solutions pertinentes et adaptées.

Nous avons observé que, bien que l’acier ait un impact environnemental et notamment climatique important (une tonne d’acier engendre généralement l’émission de plus de 2 tonnes de CO₂e, autant qu’un aller-retour Paris – New York en avion, selon le comparateur Impact CO₂ de l’ADEME), l’intégration d’une mezzanine dans un espace déjà construit permet de réduire d’au moins 25 % l’impact carbone par m² de stockage.

Chaque bâtiment a son propre potentiel. Nos équipes étudient votre site pour identifier l’espace valorisable et l’impact final de votre projet. Nous développons votre projet avec vous, de l’étude du site jusqu’à l’installation.

Point clé. Pour comparer deux projets, raisonnez en kg de CO₂ équivalent par m² de stockage (kgCO₂e/m²), équipements compris : c’est cet indicateur qui mesure le gain réel d’une optimisation par rapport à une construction. 

Rayonnage et mezzanine : deux solutions pour gagner de la place sans construire

Stocker sur toute la hauteur avec des rayonnages

Dans un espace de stockage mal organisé, une partie de la hauteur disponible reste souvent inutilisée. Des rayonnages industriels adaptés permettent de stocker sur toute la hauteur du bâtiment et de stocker davantage sur la même surface au sol.

Cette solution est particulièrement adaptée lorsque le besoin principal est d’augmenter la capacité de stockage : palettes, cartons, bacs ou charges longues peuvent ainsi être rangés en hauteur, tout en libérant l’espace au sol. Densifier le stockage sur la surface existante évite ainsi de bâtir de nouveaux m² et de mobiliser les matériaux qui vont avec.

Créer un niveau supplémentaire avec une mezzanine

Quand la hauteur sous plafond le permet, la mezzanine industrielle permet de créer un niveau supplémentaire dans le bâtiment existant, sans dalle, sans toiture et le plus souvent sans fondations. Elle permet ainsi de gagner de la surface pour différents usages : zone de stockage, espace de préparation des commandes, atelier ou bureaux. Elle mobilise donc beaucoup moins de matière qu’une construction : c’est sur ce type de projet que ManOrga a observé une réduction d’au moins 25 % de l’impact carbone par m² de stockage.

Pour comparer son coût à celui d’une construction ou d’une location, consultez notre comparatif financier entre mezzanine, construction et location.

Les deux solutions peuvent également être combinées. Avec une plateforme sur rayonnage, les rayonnages servent de support à un ou plusieurs niveaux supplémentaires, permettant ainsi d’exploiter davantage la hauteur disponible, sans nécessité de construction.

Point clé. Le volume disponible en hauteur est souvent la première réserve d’espace à exploiter dans un bâtiment industriel, et la moins émettrice de CO₂.

Comment limiter l’impact de son installation de stockage dans le temps ?

Plus un équipement reste longtemps en service, plus les émissions liées à sa fabrication et à son installation sont réparties sur sa durée d’utilisation. À l’image des « 3R » de la gestion des déchets (réduire, réutiliser, recycler), la durée de vie d’un équipement repose sur trois principes : rationaliser, réadapter, réparer. Bien pensés et robustes dès leur conception, des équipements peuvent durer plusieurs dizaines d’années dans des conditions normales d’utilisation et leur modularité permet de les réadapter au fil des besoins.

Bien concevoir son installation dès le départ

La durabilité d’une installation se joue dès sa conception. Un projet bien pensé doit tenir compte : 

  • des charges à supporter et des contraintes spécifiques du site et des produits (espaces confinés, zone sprinklées, produits corrosifs, dimensions particulières…) ; 
  • des espaces nécessaires à la circulation et à la manutention, selon les produits stockés et les engins utilisés, dans le respect de la réglementation et des règles de sécurité ; 
  • de la stratégie et de la vision de développement de l’entreprise.

Prévoir demain permet d’éviter de nombreuses difficultés : modifications importantes, remplacements ou nouvelles installations quelques années plus tard.

Choisir des rayonnages modulables et évolutifs

Des rayonnages modulables évoluent avec votre activité : tablettes et accessoires s’ajoutent ou se retirent en fonction de vos besoins, sans avoir à remplacer toute l’installation.

Notre gamme EPSIVOL est spécifiquement pensée en ce sens et propose de nombreux compléments pour s’adapter à des besoins variés (grandes longueurs, supports de pneus…).

Réparer et réemployer pour donner une seconde vie à ses rayonnages

Les rayonnages en acier sont démontables et peuvent être déplacés, reconfigurés ou réinstallés sur un autre site. Ils sont aussi réparables. Une première étude menée avec l’outil Repairability d’Ethikis attribue à notre rayonnage Epsiline Compact un score de réparabilité de 89/100. Une pièce abîmée peut être remplacée avec des outils courants, ce qui prolonge la durée de vie du rayonnage et évite de remplacer toute l’installation.

Le rayonnage d’occasion permet également de réutiliser des équipements existants tout en réduisant les coûts. C’est une façon simple de limiter l’achat de nouvelles matières premières.

Un rayonnage, de par la matière qui le compose et ses spécificités techniques, garde de la valeur tout au long de sa vie et peut être valorisé en fin d’usage. De nombreux acteurs de la seconde main et du réemploi existent selon les segments de produits : c’est un levier supplémentaire et non négligeable pour atténuer la pression environnementale des produits, et un gain économique pour les filières locales. À titre d’exemple, 57 518 tonnes d’éléments d’ameublement ont été réemployées ou réutilisées en France en 2025, d’après l’observatoire des filières REP de l’ADEME, un chiffre en hausse depuis trois ans.

Enfin, lorsqu’un rayonnage arrive réellement en fin de vie, il reste recyclable : c’est le troisième « R ». L’acier qui le compose peut être refondu de nombreuses fois sans perdre ses propriétés, comme nous le détaillons dans la partie suivante.

Point clé. Bien conçue, modulable et réparable, une installation de rayonnages peut rester en service plusieurs dizaines d’années. La réparabilité en est un indicateur concret : notre Epsiline Compact obtient un score de 89/100.

Quelle place pour l’acier dans une démarche bas carbone ? 

Un matériau émetteur de CO₂, mais recyclable

L’acier est largement utilisé dans l’industrie et le bâtiment. Sa fabrication faite à partir de minerai reste cependant très émettrice de CO₂. Selon l’ADEME, la production d’acier représente environ un quart des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie française.

L’acier présente toutefois un atout majeur : il peut être recyclé de nombreuses fois sans perdre ses propriétés. Recycler une tonne de ferraille permet ainsi d’éviter 57 % des émissions de CO₂, liées à la production d’acier à partir de minerai (voir l’étude de l’ADEME et de FEDEREC)

Chez ManOrga, nous intégrons déjà de l’acier recyclé dans nos produits. Nos aciers contiennent entre 15 et 20 % de matière recyclée en standard, et jusqu’à 80 à 90 % pour certaines matières issues de fournisseurs européens. Utiliser de l’acier recyclé permet ainsi de limiter le recours aux matières premières vierges et de réduire l’impact environnemental de nos produits.

Pour aller plus loin. Les aciers bas carbone, fabriqués à 100 % à partir d’acier recyclé, permettent de réduire jusqu’à 75 % les émissions de gaz à effet de serre liées à leur fabrication, selon le pays de production. Le processus de refonte reste gourmand en électricité (entre 350 et 500 kWh par tonne d’acier selon les sources), mais il en consomme 10 à 15 fois moins que la production en haut fourneau (étude Applied Energy).

Le fabriqué en France, un levier supplémentaire pour réduire l’empreinte carbone

L’analyse de cycle de vie (ACV) des produits en acier, dont font partie nos rayonnages et plateformes, montre qu’au moins 80 % de leurs émissions de gaz à effet de serre sont liées à la production de l’acier. Le deuxième poste d’émissions est le transport des matières.

Choisir des équipements fabriqués en France permet de réduire ce poste, tout en limitant les risques de rupture d’approvisionnement. Lorsque les distances et le réseau le permettent, les marchandises peuvent aussi être acheminées par train, ce qui réduit de plus de 75 % les émissions liées au transport. La fabrication s’appuie en outre sur une électricité peu émettrice de CO₂ : 95 % de la production française était bas carbone en 2025, selon le Bilan électrique de RTE.

Enfin, acheter français soutient l’activité des territoires et l’expertise locale, premiers moteurs de l’innovation et du développement économique.

Fabricant français depuis plus de 55 ans, ManOrga conçoit ses équipements en acier pour durer, être réparés et réemployés. Fabriquer localement permet ainsi de limiter leur impact sur l’environnement.

Point clé. Choisir un fabricant français, c’est limiter les transports et s’appuyer sur une production électrique moins émettrice de CO₂.

En résumé : construire un bâtiment ou optimiser l’existant ?

CritèreConstruire un bâtimentOptimiser l’existant
Empreinte carbone275 à 825 kg d’équivalent CO₂ par m²Au moins 25 % de réduction des émissions par m² de stockage
Surface au solArtificialisation de nouveaux sols, soumise aux contraintes ZAN et PLUiValorisation du volume existant, sans emprise au sol supplémentaire
AdaptabilitéStructure fixe, difficile à faire évoluerÉquipements modulables et réparables
Fin de vieRéemploi des éléments possible (loi AGEC), mais complexe : filière peu structurée et à faible valeur ajoutéeRayonnages démontables, réemployables ou revendus en seconde main, acier recyclable

Sources : Base Empreinte de l’ADEME ; ministère de la Transition écologique ; données ManOrga. Ordres de grandeur indicatifs, à affiner selon le projet.

Avant de construire, mieux vaut d’abord exploiter les espaces existants. Utiliser la hauteur disponible, bien concevoir son installation dès le départ et choisir des équipements réparables et modulables permet d’augmenter sa capacité de stockage sans engager de nouveaux travaux de construction, tout en réduisant mécaniquement les pressions environnementales associées. 

Optimiser son stockage industriel, c’est d’abord un choix opérationnel : gagner en capacité sans attendre la fin d’un chantier, avec des équipements qui évoluent avec l’activité. C’est aussi un engagement environnemental mesurable : aucune nouvelle surface artificialisée, moins de matière mobilisée et au moins 25 % d’émissions en moins par m² de stockage. Nos équipes vous accompagnent du diagnostic de votre bâtiment à la conception de votre installation. 

Questions fréquentes

En stockage industriel, on distingue principalement les rayonnages (légers, mi-lourds ou racks à palettes pour les charges lourdes), les rayonnages cantilever pour les charges longues, et les mezzanines qui créent un niveau supplémentaire. Ces solutions permettent toutes d’exploiter davantage la hauteur disponible dans un bâtiment.

La première solution consiste à optimiser les espaces existants plutôt que de construire. Il est également possible de limiter son impact en choisissant des équipements modulables, réparables et réemployables et en privilégiant l’utilisation d’acier recyclé.

Oui, à condition qu’il soit vérifié avant sa réinstallation. Les éléments sont contrôlés par des entreprises spécialisées dans le rayonnage d’occasion, et les charges admissibles sont généralement revues à la baisse pour garantir la tenue de l’installation dans le temps. 

Oui. L’acier peut être recyclé de nombreuses fois sans perdre ses propriétés. Selon l’ADEME et FEDEREC, recycler une tonne de ferraille permet d’éviter 57 % des émissions de CO₂ liées à la production d’acier à partir de minerai de fer et de coke (charbon) dans des hauts fourneaux, la méthode traditionnelle.

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